De nouveaux polymères pour l’injection sous-cutanée d’anticancéreux
Des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud ont mis au point une stratégie de synthèse de médicaments anticancéreux à injecter par voie sous-cutanée. La start-up Imescia créée en juin 2019 développe ces nouveaux traitements dont le mode d’administration permettra d’utiliser des anticancéreux plus efficaces, aujourd’hui inutilisables en raison de leur toxicité locale.
Les traitements anticancéreux sont pour la plupart administrés par voie intraveineuse, à l’hôpital. L’injection sous-cutanée permettrait de simplifier le traitement. Mais cette voie est aujourd’hui limitée par la toxicité locale des molécules anticancéreuses. Pour s’affranchir de cet obstacle, des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud
Elle consiste à coupler une molécule anticancéreuse avec un agent de contrôle de polymérisation radicalaire, qui va ensuite amorcer la polymérisation d’un monomère. Le résultat est une prodrogue constituée d’une molécule de principe actif, liée à l’extrémité d’une courte chaîne de polymère, qui est libérée après injection de manière contrôlée et prolongée dans le sang. Au-delà de la simplicité de l’administration, cette approche innovante permet d’améliorer l’efficacité des traitements. La start-up Imescia a été fondée en juin 2019 pour développer ces nouveaux traitements brevetés
Cette technologie peut s’adapter à de nombreuses molécules anticancéreuses, avec différents polymères. « Nous nous focalisons sur des molécules anticancéreuses hautement efficaces, mais qui n’ont pas pu être utilisées en raison notamment de leur toxicité », indique Tanguy Boissenot, PDG et confondateur d’Imescia