80 Prime : les projets lauréats 2021 dévoilés

Distinction

Pour sa troisième édition, l’appel à projets 80 Prime du CNRS donne à nouveau la part belle à l’interdisciplinarité et à la prise de risque. 11 des 80 projets financés le sont sur le plateau de Saclay !

Créé en 2019, à l’occasion des 80 ans du CNRS, cet appel promeut des "projets de recherche interdisciplinaires multi-équipes" (Prime) et a notamment pour objectif de soutenir l’interdisciplinarité au CNRS.

Les 80 projets sélectionnés bénéficient d’un budget annuel maximal par projet de 30 000 euros sur deux ans, auquel s’ajoute un contrat doctoral sur trois ans, le tout financé par l’organisme. Des projets pour faire émerger de nouvelles questions scientifiques et méthodologiques sur des thématiques stratégiques pour le CNRS et dont la mise en œuvre nécessite la mise en place de collaborations inédites entre laboratoires. Au minimum deux équipes de laboratoires différents doivent collaborer et certains projets montent jusqu’à 4 à 5 équipes.

11 lauréats "80 Prime" dans les laboratoires du CNRS sur le plateau de Saclay :

Christiane ALBA-SINNIONESCO, du Laboratoire Léon Brillouin - LLB (CNRS/CEA), pour son projet COSCOP "Convection, transport de chaleur et effet Soret dans des systèmes colloïdaux modèles : du laboratoire aux planètes" entre physique et ingénierie des systèmes.

Harold AURADOU, du Fluides, Automatique et Systèmes Thermiques - FAST (CNRS/UP-Saclay), pour son projet RootBac "Microfluidics for understanding the physics of root-bacteria interactions and the development of green technologies" qui mêle biologie et sciences de l'ingénierie.

Mehdi BENIDDIR, du Biomolécules : conception, isolement, synthèse - BioCIS (CNRS/UP-Saclay), pour son projet DECIDE "Conception et réalisation d’un outil décisionnel pour l’analyse de données en masse en chimie des substances naturelles" entre chimie et sciences du numérique.

David CHAMONT, du Laboratoire de physique des 2 infinis - Irène Joliot-Curie - IJCLab (CNRS/UP-Saclay), pour son projet CASSIDI "CAlculS fiables pour la phySIque des Deux Infinis" à la croisée de la physique des particules et des sciences de l'information.

Peter MERGAET, de l'Institut de Biologie Intégrative de la Cellule - I2BC (CNRS/UP-Saclay), pour son projet CoEvolSym "Evolutionary and functional analysis of genes involved in nitrogen-fixing symbiosis as a case of convergence" qui implique de la biologie et des sciences de l'écologie et de l'environnement.

Phillipe NAVEAU, du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement - LSCE (CNRS/UVSQ/CEA), pour son projet ExtremesLearning "Développement de méthodes de machine learning pour combiner les biais multi-modèles dans les études de détection et d'attribution d’extrêmes climatiques" à la croisée de la physique et des sciences du climat.

Bérengère PODVIN, du Laboratoire Interdisciplinaire des Sciences du Numérique - LISN (CNRS/UPSaclay/INRIA), pour son projet ACLIM "Apprentissage statistique pour les modèles climatiques de convection" entre science du numérique et science du climat.

Gael SATTONNAY, du Laboratoire de physique des 2 infinis - Irène Joliot-Curie - IJCLab (CNRS/UP-Saclay), pour son projet EPISAMA "Exploration de Procédés d’Ingénierie de Surface Anti-Multipacting pour les Accélérateurs" entre chimie et physique des particules.

Marie-Claire SCHANN-KLEIN, du Laboratoire d'optique et biosciences - LOB (CNRS/Ecole Polytechnique/INSERM), pour son projet CaraColl "Caractérisation et suivi des modifications physico-chimiques du Collagène lors de l’altération des parchemins" qui fait intervenir physique, chimie et sciences humaines et sociales.

Sihem TEBBANI, du Laboratoire des Signaux et Systèmes - L2S (CNRS/Centrale Supelec/UP-Saclay), pour son projet PROOHMICS "Production optimisée de H2 par la culture des microalgues en conditions solaires" entre sciences de l'information et sciences de l'ingénierie.

Daniel WEITZ-PATRAULT, du Laboratoire de Mécanique des Solides - LMS (CNRS/Ecole Polytechnique), pour son projet OPAC "Optimisation de procédés de fabrication additive pour le contrôle des contraintes résiduelles des pièces" à la croisée de l'ingénierie des matériaux et des mathématiques.

CNRS Info revient dans un article sur le programme 80|Prime, et notamment sur le projet SocialTumeur sélectionné en 2020 dans le domaine de la santé :

  • Le biologiste moléculaire Jacques Montagne (Institut de Biologie Intégrative de la Cellule - I2BC, CNRS/CEA/UPSaclay) et le biologiste de l’évolution Frédéric Mery (Évolution, génomes, comportement et écologie - EGCE, CNRS/IRD/UPSaclay) travaillent sur le rôle de l’environnement social dans la modulation de la progression tumorale, chez les drosophiles. Lorsqu’elles développent une tumeur intestinale, ces insectes sociaux augmentent leurs interactions avec d’autres mouches, en particulier si celles-ci sont également malades, ce qui en retour ralentit la croissance de la tumeur. « Ce projet SocialTumeur devrait nous permettre de décortiquer le phénomène à deux niveaux complémentaires, chacun avec notre approche propre et nos techniques d’analyse : Frédéric Mery regarde les mouches de l’extérieur, et moi de l’intérieur », témoigne Jacques Montagne. Les financements reçus l’an dernier, investis notamment dans les « imposantes machines nécessaires pour cartographier les interactions sociales », et la thèse associée permettront ainsi de comprendre les causes – réponses immunitaires, hormonales, etc. – de cette influence réciproque.