Création à Tokyo d’un laboratoire franco-japonais sur la physique des deux infinis

Communiqué de presse
  • Le CNRS crée avec l’Université de Tokyo un laboratoire pour étudier l’infiniment petit et l’infiniment grand.
  • ILANCE est le 7e International Research Laboratory du CNRS au Japon.

Des neutrinos à la matière noire, des accélérateurs de particules aux détecteurs d’ondes gravitationnelles en passant par la première lumière de l’Univers1 : le laboratoire ILANCE (International Laboratory for Astrophysics, Neutrino and Cosmology Experiments), associant le CNRS et l’Université de Tokyo, aura pour objets d’étude aussi bien l’infiniment petit que l’infiniment grand.

Créé au 1er avril 2021, ce septième International Research Laboratory du CNRS au pays du soleil levant est le troisième avec l’Université de Tokyo (consulter la brochure "CNRS in Japan" - en anglais). Il aura pour directeur Michel Gonin, directeur de recherche au CNRS, qui participe de longue date aux expériences sur les neutrinos au Japon, et pour co-directeur Takaaki Kajita, professeur à l’Université de Tokyo et lauréat du prix Nobel de physique en 2015.

  • 1. Le fond diffus cosmologique

Michel Gonin, directeur de l'International Research Laboratory ILANCE

Michel Gonin, directeur de recherche CNRS, participe de longue date aux expériences sur les neutrinos au Japon : Expériences Super-Kamiokande et T2K. Voir par exemple ce communiqué du CNRS .

Michel Gonin mène ses recherches au Laboratoire Leprince Ringuet - LLR (CNRS/École polytechnique) et est par ailleurs professeur à l’École polytechnique.

Basé sur le campus de Kashiwa, dans le nord-est de la mégapole de Tokyo, ce laboratoire accueillera de manière pérenne des scientifiques de l’Université de Tokyo et du CNRS autour de cinq thèmes de recherche dans lesquels les deux établissements sont à la pointe :

  • les neutrinos (en lien avec les projets Super-Kamiokande et Hyper-Kamiokande),
  • l’Univers primordial (en lien avec le satellite japonais LiteBIRD qui succédera à l’européen Planck),
  • les ondes gravitationnelles (en lien avec le détecteur d’ondes gravitationnelles Kagra4),
  • le côté obscur de l’Univers (matière et énergie noires)
  • la physique des particules (en lien avec l’expérience Atlas installée au CERN et le projet d’accélérateur de particules au Japon International linear collider).

Pour en savoir plus :