Inquiétantes répercussions des feux de forêt australiens de 2019-2020 sur la stratosphère

Résultat scientifique Terre et environnement

Les incendies de forêt de l’été dernier en Australie nous ont marqués par leur extrême intensité et leur impressionnante étendue. La sécheresse, les températures élevées, elles-mêmes favorisées par le changement climatique en sont les principales causes. Ces méga-feux ont eu des conséquences délétères tant sur l’environnement et la biodiversité que sur l’économie.

Une étude publiée dans une nouvelle revue du groupe Springer Nature « Communication Earth and Environment », nous apprend que ces feux ont aussi eu des répercussions non négligeables sur la stratosphère, la deuxième couche principale de l’atmosphère (entre ~12 et 50 km). Ces répercussions s’avèrent inquiétantes et devront être prises en compte dans les modèles de changement climatique dans la mesure où les feux de forêt sont probablement amenés à devenir plus fréquents et plus importants dans le futur.

Cette étude est le résultat d’une collaboration internationale, impliquant trois laboratoires de l’Institut Pierre Simon Laplace, dont le Laboratoire "Atmosphères et Observations Spatiales" - LATMOS (CNRS/UVSQ/Sorbonne Univ.) et le Laboratoire de météorologie dynamique - LMD (CNRS / ENS Paris / Ecole Polytechnique / Sorbonne Univ).

 

Lire sur le site de l'Institut national des sciences de l'univers (INSU) du CNRS l'entretien avec Sergey Khaykin, premier auteur de l’article et chercheur au LATMOS/IPSL, à propos de cette découverte.