La fusion de données pour optimiser les trajets maritimes
La start-up Amphitrite, issue du Laboratoire de météorologie dynamique (LMD)1, exploite les méthodes d'analyse et de fusion des données océaniques, développées par le LMD pour optimiser les trajets maritimes.
Le secteur du transport maritime est responsable d'environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et réduire son empreinte carbone est un enjeu majeur. Le futur appartient alors aux navires à propulsion vélique ou hybride, aux carburants d’origine non fossiles et aux techniques d’optimisation des trajets. Dès maintenant, une voie encore peu exploitée consiste à optimiser finement le trajet du bateau. Des chercheurs du Laboratoire de météorologie dynamique ont développé, en fusionnant de nombreuses données satellitaires, des techniques d’optimisation basées sur l’état de la mer (courants, vagues et vent). La start-up Amphitrite, issue du laboratoire, proposera ces nouveaux outils aux opérateurs maritimes.
Le Laboratoire de météorologie dynamique met au point des techniques de traitement des données satellitaires qui fournissent notamment des informations altimétriques sur le relief à la surface des océans, des mesures par infra-rouge des températures de surface et des mesures de réflectance, qui renseignent sur la présence de structures océaniques spécifiques (tourbillons et méandres). Les recherches, menées au LMD
« Si des observations satellites, de natures différentes, sont concordantes dans le temps et l'espace, cela permet d’améliorer fortement la fiabilité et la précision de la détection des courants de surface. C'est ce que nous réalisons, en fusionnant de multiples données satellites grâce à des techniques d'intelligence artificielle », indique Alexandre Stegner, chercheur CNRS au LMD et président d'Amphitrite
Amphitrite réalise des tests avec des armateurs et opérateurs maritimes, et prépare un démonstrateur d'optimisation de trajets maritimes en Méditerranée pour 2023. La start-up s'adresse également à la Marine Nationale et aux utilisateurs d'engins sous-marins, en fusionnant des données satellites et in-situ provenant du programme Argo