Le campus du CNRS à Gif-sur-Yvette reçoit le label EcoJardin
Le campus du CNRS est situé au cœur du centre-ville de Gif-sur-Yvette, en Essonne. Sur environ 72 hectares, dont la moitié est constituée de forêt, il offre un cadre de travail exceptionnel aux 1 500 personnels travaillant sur place, notamment ceux des services de la délégation ainsi que de trois laboratoires. Il a récemment été labellisé EcoJardin pour la gestion de ses espaces verts.
La gestion écologique du vaste campus du CNRS à Gif-sur-Yvette a été récompensée. Le 26 juin 2025, il est ainsi devenu le premier site du CNRS à recevoir le label EcoJardin. « Ce label est la reconnaissance d’un travail mené de longue date sur le campus du CNRS à Gif-sur-Yvette, et qui s’inscrit dans l’action globale du comité développement durable de la délégation », souligne Carole Le Contel, déléguée régionale adjointe de la délégation régionale CNRS Île-de-France Gif-sur-Yvette et référente développement durable de la délégation.
Le label EcoJardin est un référentiel qui porte sur sept domaines relevant de la gestion des espaces verts : planification et intégration du site, sol, eau, faune et flore, mobiliers et matériaux / matériels et engins, formations, et public. Autant de domaines sur lesquels le CNRS mène depuis plusieurs années une démarche proactive et respectueuse de l’environnement.
Pour les espaces verts du campus, avec son prestataire Terideal, le CNRS a par exemple mis en place la gestion différenciée. Afin de préserver la biodiversité notamment, ce mode de gestion consiste à déterminer, en fonction des espaces verts, ceux qui seront soit coupés à ras régulièrement, soit fauchés trois fois par an, soit fauchés une fois par an.
« La gestion différenciée repose sur des méthodes respectueuses de l’environnement et dans une pratique du zéro-phyto, précise Damien Sévéré, pilote du projet de labellisation EcoJardin pour le campus CNRS au sein du service technique et logistique de la délégation. De plus, dans ce mode de gestion, le fauchage est fait de manière tardive, vers la fin du mois d’août ou le début du mois de septembre, afin de déranger le moins possible la biodiversité. »
Cette mesure porte déjà ses fruits puisqu’elle a déjà permis d’observer le retour de certaines espèces de plantes, des orchidées sauvages par exemple. Côté impact carbone, cela a permis d’économiser 4,5 tonnes de Co2, soit l’équivalent d’un aller-retour Paris/Tokyo en avion.
Du côté de la gestion de l’eau, et afin de préserver cette ressource, l’arrosage est strictement limité aux nouvelles plantations, dont les essences sont sélectionnées en fonction de la ressource en eau disponible dans les sols. De plus, un ancien bassin, alimenté par les eaux de pluies, sert de réserve principale pour l’arrosage.
Ce ne sont là que quelques exemples de toutes les mesures déjà mises en place. Peuvent également être citées : la forêt laissée en libre évolution et constituant ainsi un refuge pour la biodiversité, la mise en place de l’éco-pâturage ou encore le recyclage d’une partie des déchets végétaux afin d’en faire du paillage.